DÉFILÉ LOUIS VUITTON PARIS FASHION WEEK VIRTUELLE : DES HOMMES ENGAGÉS

Mode

DÉFILÉ LOUIS VUITTON PARIS FASHION WEEK VIRTUELLE : DES HOMMES ENGAGÉS

Avant de vous livrer notre petit concentré bien féminin de la fashion week parisienne, voici une explosion de créativité, de sensibilité, de beauté et d‘émotion signée Virgil Abloh pour Louis Vuitton sur des podiums virtuels. Une mode de l’art et l’art de la mode, contemporains, réels, vivants. À méditer.

 

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La thématique du voyage semble se dégager de ce scénario de défilé virtuel de la fashion week homme digitale de Paris. Un voyage vers un autre monde, celui qui aura combattu la pandémie du racisme et de l’homophobie, sans masques bien sûr. Un monde bien réel où « l’homme d’affaires n’est bien sur pas toujours blanc… », « le basketteur n’est pas toujours noir… Ils ne sont pas toujours des hommes hétérosexuels… ». Le designer multidisciplinaire de 40 ans, vient d’orchestrer un défilé qui fait date déjà, dont le film de campagne prend essence de l’essai de James Baldwin, « Un étranger au village », une autobiographie de l’écrivain noir et gay des années cinquante. L’architecte de formation qui a grandit dans l’Illinois, a choisit le rappeur Saul Williams pour incarner James Baldwin et matérialiser se propres convictions des notions d’origine et de la propriété artistique, lui qui avait fait l’objet de plaintes pour plagiat de la part de Ralph Lauren au lancement de sa propre griffe en 2013.

Le ghanéen d’origine qui trône en tête de la planète fashion mondiale avec sa marque Off-White, a visité entre autre univers, celui du tissu des rois, le tissu du pays de ses parents, qu’il a customisé en tartan « Est-ce que ça rend le kente moins ghanéen et le tartan moins écossais ? La provenance est la réalité, tandis que la propriété est un mythe », explique le styliste de talent.

La collection automne-hiver 2021/2022 de Virgil Abloh pour Louis Vuitton Hommes, lance sans masque une mode street art, loin de ses clichés imposés par les codes du Rap, une grande audace pour celui qui a fait ses débuts et battit une grande carrière de directeur artistique et de DJ dans ce milieu.

Celui qui incarne parfaitement la diversité de l’art et l’art de la diversité avec coeur, génie et technicité a fait défiler des mannequins noirs pour la plupart, arborant  un vestiaire masculin, qui ose une poésie féminine dans les matières, les coupes et carrément les pièces elles-mêmes. Une poésie féminine ? Non. Le designer, avec ses silhouettes de jupes plissées, ses gants XXL et ses manteaux tombants telle une traine, lance son nouveau combat, celui de la mode du moment : dégenrer les vêtements.

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