PARIS FASHION WEEK : UNE SEMAINE DE LA MODE ENGAGÉE

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PARIS FASHION WEEK : UNE SEMAINE DE LA MODE ENGAGÉE

Les fashion weeks des grandes capitales ont repris leurs droits d’avant covid ou presque. New York, Londres, Milan et Paris ont pour la plupart livré des podiums avec une scène, des mannequins, un public même restreint et des collections normales ou presque. Des créateurs engagés sortent du lot.

Chloé et ses bonnes matières de mode

Chloé est en tête des marques qui pratiquent les bonnes valeurs responsables avec un défilé authentique orchestré tout simplement sur les quais de Seine baignés de soleil. Les vêtements dessinés par Gabriela Hearst imposent le lin et réinventent le crochet en franges raffinées. 

Jeu de l’oie et doigts en or pour Dior

Quel meilleur engagement que de livrer un podium de mode sous forme d’un jeu de société grandeur nature planté sur les jardins des Tuileries. Mais le défilé post covid de Maria Grazia Chiuri, met aussi l’art au coeur d’un show à la scénographie géométrique pour une mode artistique et créative. La mode de la styliste italienne est inclusive en faveur de mains artisanes féminines. Le vestiaire ne pouvait alors qu’être joyeux et coloré, les costumes confortables et charmants avec shorts ou bermuda. Et peut-être pour marquer ce féminisme décomplexé chez la maison française, des pièces de sport s’invitent dans cette collection de quatre vingt cinq looks.

Saint Laurent élève les femmes aux pieds de la Tour Eiffel

Un défilé audacieux hommage à une femme précieuse pour Yves Saint Laurent sur le parvis du Trocadéro, face à la Tour Eiffel. À ce son de talons qui claquent, renvoyant au bruit de l’eau qui tombe en trombe sur une imposante structure métallique montée pour l’occasion, on peut aisément deviner l’engagement de la marque française symbole de féminité naturellement décomplexée. L’audace féminine, incarnée selon le directeur artistique Anthony Vaccarello par l’amie et muse de Monsieur Yves Saint Laurent, Paloma Picasso. Le défilé met en scène des silhouettes à la peau blanche, au cheveux noirs d’ébène et aux lèvres écarlates arborant un vestiaire plutôt masculin et affirmé calqué à celui de la créatrice de mode et femme d’affaire franco-espagnole.

Haute Couture et surréalisme pour Rochas

Grâce à ce jeune prodige de la haute couture, révélé après son prix LVMH, la maison Rochas se livre à un défilé « enflammé ». Charles de Vilmorin, 24 ans, donnait son tout premier défilé pour la maison lors de cette fashion week parisienne et l’échos s’apparenterait à celui d’un John Galliano ou d’un Alexander McQueen à leurs débuts. Dans cette salle de l’hôtel Bismarck du 16è arrondissement, au décor d’époque et moulures dorées, le styliste a imaginé des silhouettes d’héroïnes anonymes, tantôt pirates bourgeoises, déesses du désert funky, dames de cours royales, elles ont toutes des bottes de feu, des cuirs lacés, des robes aux imprimés surréalistes aux illustraitons dessinées des propres mains de ce nouveau génie de la scène de la mode française.

Le maillot de bain s’invite en ville grâce à Isabel Marant

Isabel Marant toujours engagée pour une mode libre et stylée, remet son crédo peace & plage pour une collection qui invite les codes du maillot de bain dans son dressing du quotidien.

Recyclage hors classe pour Valentino et Balmain

Les maisons italienne et française sortent leurs archives grâce au génie engagé de leurs directeur artistiques. Pierpaolo Piccioli a sorti un vestiaire récent pour épouser une mode post covid, chic et sans prétention au coeur du carreau du temple dans le Marais. Olivier Rousteing lui s’est offert un hommage vibrant à sa décennie Balmain en sortant toutes les pièces phare adoptée par des stars aussi renommées que Naomi Campbell, Carla Bruni, Mila Jovovich, Natalia Vodianova qui ont défilé aux côtés de nos jeunes icônes marocaines Imaan Hammam et Nora Attal. L’engagement du talentueux et influent styliste est d’avoir orchestré son défilé au coeur de la Seine musicale à Boulogne et d’avoir eu le privilège d’un message en direct de Beyoncé. La Queen de la pop lui a réservé un discours émouvant livré en direct lors du show incroyable tenu à la Seine musicale à Boulogne.

 

Le boudoir de Balenciaga

Devant le théâtre du Chatelet, la foule tentait ce samedi 2 octobre de se hisser une place pour un défilé de mode. Pas de rideau ni tapis rouge, et pas de podium non plus pour la maison des shows extravagants. Anticonformiste l’est ce défilé où aucun mannequin ne défile. Tout se passe devant le célèbre théâtre et la foule est presque mêlée aux protagonistes du show et aux stars.   Mais le génie créatif de Demna Gvasalia ne s’arrête pas au dispositif qui rompt avec les règles traditionnelles d’un défilé normal, le créateur d’origine soviétique a poussé son imaginaire jusqu’à plonger la maison Balenciaga dans un épisode des Simpsons. Du côté de la mode, la marque et son créateur nous ont habitués à une certaine vision de la mode que le peu de gens qui la comprenne et les privilégiés qui l’atteignent savent mutuellement quoi en faire pour le bien de la planète et de l’humanité.

Un vestiaire extra-terrestre

Mathiew Williamson a orchestré un défilé au coeur de , aux allures d’une station spatiale qui se serait posée après le chaos, sur la lune de Jupiter, la plus grosse de l’univers, Ganymèd, celle-là même qui est entourée d’oxygène et qui comporte des volcans de glace. Le show démarre par un plan sombre et un faisceau lumineux qui émane du ciel éclairant des amazones galactiques toutes de noir vêtues. Un vestiaire fait de très longs cuissardes en cuir garnis de fins frou frous de dentelle et tutu, contrastant avec des vestes ajustées. Comme pour témoigner du retour à la vie, la couleur fait son apparition petit à petit, d’abord le beige sombre, incarnant peut-être le sable, sur des gilets dégenrés faisant office de costumes de workers, une palette pastel s’introduit de plus belle, le mauve gris de ce ciel qui s’éclaircit, le bleu ciel, le jaune du soleil, le vert d’une faune exotique. Les messages mode à retenir sont incontestablement le dégenre sexy qui flatte le combo pantalon/jupe bien taillés, le sac à main qui s’en va se loger sur le dos, le petit détail joyeux des lisières en broderie et tulle, le motif camouflage pastel et le costume qui change de lignes, arrondit ses angles et efface les diktats du patron. 

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