Accueil Archives
Archives quotidiennes

mars 1, 2025

Cinq looks incontournables ont marqué la soirée des César, où l’élégance et la créativité étaient au rendez-vous. Des tenues sobres mais sophistiquées aux audacieuses touches de couleur, ces célébrités ont illuminé le tapis rouge avec des choix aussi variés qu’inspirants. Découvrez les looks qui ont fait sensation lors de cette soirée mémorable.

Adèle Exarchopoulos : féminité et sensualité sur le tapis rouge

En lice pour le César de la meilleure actrice pour son rôle dans L’Amour Ouf, Adèle Exarchopoulos a ébloui la foule avec une robe bustier noire en satin de Courrèges. Cette pièce sculpturale, avec son dos en tissu nude délicatement transparent, a habilement dévoilé sa peau avec subtilité. L’ensemble était sublimé par des escarpins noirs parfaitement assortis, soulignant l’élégance sans faille de l’actrice.

(Getty Images)

François Civil : l’élégance audacieuse du chic à la française

À ses côtés, François Civil, nominé pour le César du meilleur acteur, a apporté une touche de classe masculine en portant un costume noir impeccable. Ce look soigné était complété par des bottes imposantes, qui ajoutaient un côté audacieux tout en restant fidèle à l’élégance de l’événement. Sa silhouette affirmée, et sa présence charismatique, ont parfaitement épousé l’atmosphère raffinée du tapis rouge.

(Getty Images)

Julia Roberts : simplicité et raffinement sur le tapis rouge

Invitée d’honneur, Julia Roberts a été l’une des grandes vedettes de la soirée. L’actrice américaine, récompensée d’un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, a opté pour un ensemble fluide signé Phoebe Philo. Elle portait une tunique asymétrique et un pantalon ample, alliant la simplicité du classique à une élégance incontestable. Ce choix de tenue, à la fois minimaliste et raffiné, témoignait de son statut d’icône intemporelle, toujours aussi sublime et majestueuse sur le tapis rouge.

(Getty Images)

Emmanuelle Béart : un costume féminin inspiré de son look au FIFM

Emmanuelle Béart, fidèle à son style raffiné et féminin, a choisi un ensemble signé Ami pour cette soirée d’exception. Son look, aux tons clairs, se composait d’un long manteau crème, d’un pantalon assorti, d’une chemise en satin rose et d’une cravate coordonnée. Cet ensemble, délicat et élégant, ajoutait une touche de douceur et de fraîcheur à l’atmosphère générale de la cérémonie, tout en mettant en valeur la silhouette de l’actrice avec grâce.

(Getty Images)

Leïla Bekhti : éclatante de lumière en jaune sur le tapis rouge des César

Leïla Bekhti a signé l’un des looks les plus éblouissants de la cérémonie des César, illuminant le tapis rouge le 28 février. Habillée par Ami, l’actrice a opté pour une robe jaune délicate, entre nuances pâles et moutarde, parfaitement complétée par un manteau XXL. Cette audacieuse touche de couleur tranche avec la mer de noir qui dominait la soirée, lui conférant une aura presque royale. La robe soyeuse, au col rond et aux manches courtes, tombait parfaitement sur ses chaussures, tandis que le manteau à revers ultra-long apportait une élégance supplémentaire, soulignant ses bijoux scintillants. Un look qui fait rayonner Leïla Bekhti et qui pourrait bien annoncer la tendance de ce printemps : le jaune.

(Getty Images)

En somme, cette cérémonie des César a été un véritable défilé de styles et d’élégance, où chaque célébrité a su marquer les esprits avec des choix de tenues raffinées et audacieuses. Du noir intemporel à l’audace du jaune éclatant, chaque look a contribué à créer une atmosphère unique, alliant modernité et tradition. Et vous, quel look avez-vous préféré parmi ces icônes du cinéma ?



0 commentaires
0 PinterestEmail

À Paris, le ministère de la Culture a vibré au rythme du cinéma hollywoodien ce vendredi, alors que Rachida Dati a accueilli Julia Roberts pour une cérémonie des plus symboliques. L’actrice américaine, véritable icône du septième art, a été faite chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par la ministre française d’origine marocaine avant de recevoir, en soirée, un César d’honneur lors de la 50ᵉ édition de la prestigieuse cérémonie du cinéma français.

Une décoration sous le signe de l’admiration

Rachida Dati, qui multiplie ces derniers mois les distinctions accordées aux figures du cinéma mondial, a partagé son enthousiasme sur Instagram en célébrant une actrice « d’exception » et « icône intemporelle ». Son message était accompagné d’une vidéo rythmée par « Ain’t No Mountain High Enough », illustrant l’émotion palpable de Julia Roberts, qui a laissé échapper quelques larmes en écoutant le discours de la ministre.

Deux femmes, deux icônes, un même éclat. Dans un élégant jeu de contrastes, Julia Roberts rayonne en gris clair tandis que Rachida Dati impose son charisme en gris foncé. Entre distinction et admiration, l’actrice légendaire et la ministre française scellent une rencontre où le glamour rivalise avec l’élégance. Sous les ors du ministère de la Culture, la star de Pretty Woman reçoit les insignes de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, émue par cet hommage à sa carrière.
(Getty Images)

« Avec Julia Roberts, la vie est trop belle », a déclaré Rachida Dati avec un sourire, reprenant subtilement le titre du film culte de la star, Pretty Woman. Cette phrase, empreinte d’admiration et d’élégance, souligne une volonté de rapprocher l’excellence du cinéma américain et la culture française.

Sous les ors du Ministère de la Culture, un moment empreint d’émotion s’est joué le 28 février 2025. Julia Roberts, l’icône d’Hollywood, se tenait là, en présence de l’élite culturelle, visiblement bouleversée. Les mots de Rachida Dati, ministre de la Culture, résonnaient avec une profondeur rare alors qu’elle lui remettait le prestigieux titre de « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres ». Ces larmes n’étaient pas seulement celles de la gratitude, mais aussi de l’humilité devant cet honneur que la France lui offrait, lui rappelant l’impact profond que son art a eu au-delà des frontières de son pays.
(Getty Images)

Une ministre proche du cinéma et des stars hollywoodiennes

Ce n’est pas la première fois que Rachida Dati met à l’honneur une légende du grand écran. En mai dernier, sur la Croisette, elle avait déjà remis cette prestigieuse distinction à Kevin Costner, venu présenter son western « Horizon » au Festival de Cannes. Puis, en juillet, c’est Tom Cruise qui avait été décoré à Paris, en marge des Jeux Olympiques.

Le 19 mai 2024, lors du Festival de Cannes, Kevin Costner, tout de blanc vêtu, avait également reçu l’Ordre des Arts et des Lettres des mains de Rachida Dati, élégante en noir. Un moment d’une rare beauté, où l’élégance et l’émotion se mêlaient sous les projecteurs du Palais des Festivals.
(Getty Images)

Ce rapprochement entre la ministre et les grandes figures du cinéma international s’inscrit dans une volonté de renforcer l’influence et le rayonnement culturel de la France. Rachida Dati semble avoir fait de la reconnaissance des artistes un véritable cheval de bataille, rendant hommage à ceux qui marquent l’histoire du septième art tout en positionnant la France comme une terre d’accueil pour le prestige cinématographique.

Julia Roberts, une étoile qui continue de briller

Révélée au grand public en 1990 avec Pretty Woman, Julia Roberts est l’une des actrices les plus influentes et appréciées de sa génération. Lauréate d’un Oscar pour son rôle dans Erin Brockovich en 2001, elle n’a jamais cessé de fasciner le public, comme en témoigne le succès récent du film « Le Monde après nous » sur Netflix. Son retour sur grand écran est d’ores et déjà attendu dans « After the Hunt », un thriller signé Luca Guadagnino avec Andrew Garfield.

Si la cérémonie des César a honoré sa carrière, Rachida Dati lui a offert une reconnaissance supplémentaire qui s’inscrit dans une continuité de célébration du cinéma international. Avec cette distinction, la ministre confirme une nouvelle fois son engagement à faire briller la France aux yeux du monde, à travers la culture et les personnalités qui la façonnent.

0 commentaires
0 PinterestEmail


Nous connaissons tous cette attitude de rire et de joie incarnée par les marrakchis. Le président de la Confédération Nationale du Tourisme veut en faire une véritable philosophie vibrante de l’art de vivre marocain, à cultiver, tous les jours autour de valeurs du partage et de la bienveillance. Écume des jours de Hamid Bentahar autour d’un échange si inspirant !

Photo Marwan Sobai
  • Un « Apéro Al Bahja » autour d’un thé à la menthe, comment cette idée est-elle née ?

C’est une philosophie simple et accessible à tous, qui propage une énergie bienfaisante autant pour celui qui donne que pour celui qui reçoit. Un simple verre de thé suffit à incarner cet esprit de convivialité et de partage. Cette dynamique est ancrée dans notre culture marocaine, même si nous n’en avons pas toujours pleinement conscience.

  • Vous comparez « Al Bahja » à la Dolce Vita italienne ou à l’Ikigai japonais. Comment le définiriez-vous ?

C’est l’essence même de l’âme marocaine. En observant comment d’autres cultures valorisent leur sagesse populaire, j’ai réalisé que notre patrimoine est tout aussi riche. Marrakech incarne « Al Bahja » dans sa quintessence, un art de vivre basé sur l’authenticité, la générosité et la positivité.

  • D’où puisez-vous cette philosophie dans votre propre histoire ?

Probablement de mes origines diverses. Ma mère, amazighe d’Agadir, et mon père, rifain du Nord, ont dû apprendre l’arabe pour se comprendre. Leur union est le reflet d’un Maroc multiculturel. Ma mère incarnait l’art de recevoir avec générosité et hospitalité, tandis que mon père m’a transmis la rigueur, la résilience et l’humilité.

Photo Marwan Sobai
  • Quelles valeurs composent cet art de vivre ?

« Al Bahja » repose sur la bonne humeur, l’humour et une autodérision bienveillante. Il se manifeste à travers le partage et la générosité, qu’il s’agisse d’un pique-nique improvisé ou d’un banquet organisé avec soin. C’est un état d’esprit qui allie gratitude, harmonie et résilience. Lors des crises, « Al Bahja » a toujours été une force, permettant aux Marocains de trouver de la lumière dans l’adversité.

  • Vous souhaitez même « étudier » ce concept. Comment envisagez-vous cette transmission ?

Nous travaillons à transmettre « Al Bahja » à travers les arts traditionnels, comme le Melhoun ou le Gnaoua, mais aussi via des colloques à l’université Cadi Ayyad. Le Festival International des Contes de Marrakech, en janvier prochain, mettra à l’honneur cette philosophie. L’objectif est de connecter cette sagesse populaire aux sphères personnelles et professionnelles, en mettant en avant des valeurs essentielles comme la résilience et le leadership.

Si « Al Bahja » était une couleur ?

  • Le vert, symbole d’une énergie renouvelable qui grandit et se propage à travers le partage.
  • Si « Al Bahja » était un plat ?

Un met qui symbolise la générosité et le partage, comme le pain, le thé ou un tajine. Un plat que l’on savoure ensemble, dans la bienveillance et le sourire.

  • Si « Al Bahja » était une saison ?

La saison des moussems, ces moments de célébration collective où toutes les tribus se rassemblent pour partager leurs savoir-faire et fêter la vie.

  • Si « Al Bahja » était un rêve ?

Une prise de conscience collective de cette richesse, immortalisée un jour par un artiste, à l’image de ce qui se fait en Inde avec leur culture millénaire.

0 commentaires
0 PinterestEmail
Jaouad Kadiri et Priti Paul

En compagnie de son épouse Priti Paul et de leur fils cadet Jai, l’architecte de renom charismatique et inspiré, nous ouvre les portes de son nouveau palais à Marrakech.

Jaouad Kadiri et Priti Paul

Quinze ans après leur première apparition exclusive dans la toute première édition de HOLA! Maroc en 2009, Jaouad Kadiri et son épouse, Priti Paul, nous accueillent avec une hospitalité aussi chaleureuse que rare dans son dernier chef-d’œuvre architectural : un palais majestueux où tradition et modernité s’entrelacent harmonieusement. Véritable autodidacte, cet artiste visionnaire, fils d’un industriel de la confection et d’une créatrice de lingerie féminine, continue de magnifier l’artisanat marocain avec une élégance singulière. Toujours installé au cœur de la Palmeraie, à seulement quelques centaines de mètres de son premier palais, le Taj Palace, il semble en parfaite symbiose avec son environnement. Dès l’entrée, un vertige grisant nous saisit face au dôme qui surplombe le séjour principal, révélant un univers où passé et futur, spiritualité et science cohabitent avec une grâce infinie. Une musique mystique enveloppe l’espace, puis une voix chaleureuse nous ramène à la réalité : celle de Priti Paul, indéniable âme vibrante des lieux. Issue de l’une des cinq familles les plus influentes de l’Inde, elle se souvient : « Invitée dans les années 2000 à un événement chez Jaouad, je ne suis plus repartie ! » Deux jours d’interviews et de reportage n’ont pas suffi à capturer l’essence de cette nouvelle Home Story, ni à cerner pleinement l’ampleur de l’œuvre de Jaouad Kadiri. À l’image d’un peintre ou d’un cinéaste, il imagine ses projets comme des rêves, les esquisse avec la précision d’un calligraphe, puis les élève au rang de chefs-d’œuvre tangibles. Sa vie, enrichie très tôt par la découverte des Indes, résonne comme une ode au cinéma, où chaque instant s’écrit avec une créativité empreinte d’harmonie et d’élégance.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
« Mon enfance a été empreinte de cosmopolitisme, nourri d’amour et de liberté », Le natif de Tanger, de parents : un industriel de confection et une créatrice de lingerie féminine, est un autodidacte né ! Son génie n’a d’égal que sa grande modestie et sa discrétion contagieuse. L’entrepreneur a néanmoins suivi un long parcours au coeur du Louvre pour y étudier l’architecture islamique, dont les codes et les valeurs sont omniprésents dans son palais
  • Comment débute l’aventure d’un projet pour vous ?

Cela commence toujours par un rêve. J’ai eu la chance de croiser Stuart Church, autodidacte en architecture et peintre de renom, l’un des derniers et plus grands orientalistes. Il a côtoyé des figures emblématiques comme Matisse à Tanger. Arrivé à Marrakech dans les années 60, à la même époque que Paul Getty, il a découvert l’architecture en réalisant des esquisses pour Bill Willis. Un jour, il m’a confié que la peinture l’ennuyait, car c’était un univers trop petit pour lui.

  • C’est tout un monde !

Stuart Church m’a appris à percevoir l’architecture comme un tableau en trois dimensions. Il traduisait l’essence orientale avec patience et maîtrise des volumes. Cette philosophie m’a profondément marqué et guide toujours ma démarche. Chaque projet devient une symphonie de matières et de perspectives.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Dans son atelier baigné de lumière et de calme, Jaouad Kadiri laisse son imagination guider sa main, entre esquisses détaillées et maquettes soignées
  • Mais qui êtes-vous dans tout cela ?

Né dans une famille où créativité et savoir-faire étaient omniprésents, mon père dirigeait des usines textiles et ma mère fut l’une des premières designers de Tanger dans les années 40, spécialisée dans la lingerie de luxe. J’ai grandi dans un cosmopolitisme empreint d’ouverture et de liberté, nourri d’un souffle inné pour les tissus, les couleurs et les textures. La vie, les rencontres et les voyages ont fait le reste.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Dans leur salon écarlate, orné d’étoffes précieuses et de tapis anciens, le couple pose avec une élégance naturelle. Leur maison dépasse la simple fonction d’un lieu de vie : elle incarne un espace où convergent harmonieusement histoire, art et héritages multiculturels
  • Comment avez-vous authentifié cet ancrage artistique ?

Mon père dirigeait la Royale Marocaine de Textile. J’ai grandi dans cet univers, réparant même les machines à coudre. J’ai étudié le textile en Belgique dans l’une des meilleures écoles. Cet univers a fusionné avec celui de Stuart, qui évoluait avec les volumes.

  • Parlez-nous de cette rencontre.

J’ai connu Stuart grâce à la famille Akaaboun à Tanger. Nous parlions sans arrêt, avons même collaboré. Après mes études, j’ai voyagé, vécu au Brésil, en Indonésie et en Inde, pays que j’ai découvert très jeune et où nous faisions des retraites de trois mois. Nous ne nous sommes jamais quittés durant trente-cinq ans, jusqu’à sa mort.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
  • Vous êtes parmi les premiers à avoir entrepris à Marrakech ?

Le premier d’une lignée comprenant Omar Benjelloun, la famille Crop, Yves Saint Laurent, Pierre Bergé ou encore la princesse Ruspoli. La ville comptait quelques maisons, deux ou trois restaurants. Concernant les riads, c’est Paul Getty qui a ouvert le bal. J’avais 20 ans ! À 28 ans, j’ai construit ma première demeure, que j’ai vendue à Ali Bongo.

  • Quels enseignements avez-vous tirés de votre parcours au Louvre ?

Le Louvre a été une consécration de ce que je savais déjà. Mon professeur, qui n’avait été qu’une fois en Inde, expliquait que j’y étais allé 30 fois, que j’y avais vécu et construit des lieux. Je suis un autodidacte pur et dur.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
  • Que représente ce palais pour vous ?

Bien plus qu’un projet, une déclaration. Chaque détail raconte une histoire, celle d’une vision marocaine intemporelle mais évolutive. La modernité, c’est le mélange des cultures. Ce lieu met aussi en lumière les talents qui m’accompagnent depuis des années.

  • Priti, comment conciliez-vous votre culture indienne et l’âme marocaine de cette maison ?

Notre demeure est une fusion de cultures marocaines et indiennes. Ces deux traditions partagent des valeurs communes : générosité, amitié, respect des anciens. Chaque année, nous recevons près de 1000 invités indiens, veillant à leur offrir une hospitalité authentique.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Priti Paul, diplômée du MIT, est une philanthrope et entrepreneure engagée dans des initiatives sociales et culturelles. Décorée de la Légion d’Honneur, elle soutient des causes telles que l’éducation des enfants défavorisés et la conservation de la nature, via des fondations comme l’Apeejay Trust. Elle pilote des projets éducatifs en Inde et au Maroc et soutient des prix littéraires prestigieux comme le Prix Émile Guimet. Présidente du jury des Auther Awards et sponsor du Prix Romain Rolland, elle œuvre également à la restauration du patrimoine culturel en Inde
  • Vous évoquez l’architecture islamique. Quelles sont ses valeurs ?

À l’École du Louvre, l’archéologie m’a éclairé sur l’architecture. J’ai approfondi l’architecture islamique, où l’ornement et les volumes remplacent les angles. J’y mêle influences marocaines, bouddhistes et hindoues, intégrant une dimension spirituelle.

  • Vous croyez à l’intervention du divin dans votre travail ?

En partie. Je suis croyant et considère cela comme un don, mais c’est aussi un travail difficile. Avec Stuart, c’était un apprentissage constant basé sur la patience. Parfois, je travaille dix-huit heures d’affilée sans m’en rendre compte.

  • Pourquoi la “moroccan touch” n’est-elle pas omniprésente dans votre œuvre ?

Un patrimoine qui n’évolue pas régresse ou disparaît. L’histoire du Maroc est sa force. L’Andalousie en est un parfait exemple. Les Omeyyades incarnaient une vision ouverte et raffinée, tandis que les Abbassides ont introduit une dimension plus militaire. L’équilibre entre tradition et innovation est essentiel.

Jaouad Kadiri
Jaouad Kadiri, né à Tanger, a été influencé par ses parents évoluant dans le secteur du textile et des étoffes, et ses voyages en Inde et à travers le monde. Ancien steward de la Royal Air Maroc, il devient un jet-setter et dirige l’un des plus grands clubs de nuit de Casablanca dans les années 80/90. Pionnier à Marrakech, il est reconnu comme le premier entrepreneur parmi une poignée d’artistes et de designers internationaux, et est l’architecte d’un palais exceptionnel, érigé il y a trois décennies
  • Quelle part représente l’artisanat dans votre œuvre ?

Essentielle. Je travaille avec des mâalems depuis des décennies. Certains ont hérité du savoir-faire de leurs pères et grands-pères. Ce sont des gens extraordinaires humainement et professionnellement.

  • Ressentez-vous vos racines andalouses ?

Inévitablement. L’Andalousie est omniprésente : architecture, Zellij, poésie, étoffes, parfum. Un héritage infiniment riche.

  • Quels endroits affectionnez-vous le plus ?

Je suis profondément marocain, mais j’aime l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, bien qu’il y soit difficile de vivre en sécurité. Tanger reste dans mon cœur. Chaque quartier y était un monde en soi.

  • Comment vos enfants vivent-ils leur biculturalité ?

Nous n’avons jamais imposé de choix religieux. Ils ont trouvé leur propre chemin. Jad vit à Dubaï et fait la prière d’Al Fajr. Priti ne se pose pas de questions. J’ai visité plus de temples qu’elle ! Nous leur avons offert la liberté d’être eux-mêmes.

La famille Kadiri
La famille Kadiri au complet. Au premier plan à gauche, Jaouad Kadiri au côté de son épouse et de ses trois fils, Kais, Jad et Jai. Une famille dont la réussite reste portée par les valeurs humaines fondamentales telles que le respect du travail et l’amour des siens
  • Une anecdote marquante sur vos invités ?

Jaouad : Le roi Salman d’Arabie Saoudite voulait marier sa fille à mon fils Jad. La liste des personnalités que j’ai reçues est longue.

Priti : Chaque rencontre est unique, nous veillons à offrir une expérience mémorable à nos invités.

  • Vous souvenez-vous du reportage sur HOLA ! Maroc il y a quinze ans ?

Priti : Une expérience magnifique, empreinte de respect et d’amour, capturant la romance et les rêves qui définissent notre histoire.

Jaouad : J’ai été classé parmi les dix créatifs de la planète par Vogue Homme ! Passionnée de lecture, Priti a fondé en 1992 la bibliothèque Apeejay Anand en hommage à son frère défunt.

Couverture de HOLA MAROC Jaouad Kadiri
  • Qu’est-ce qui a changé en quinze ans ?

Priti : Nos enfants sont devenus de jeunes hommes ouverts au monde, enracinés dans nos cultures.

Jaouad : J’ai laissé derrière moi le monde des soirées mondaines. J’ai traversé une phase d’illumination en Inde, mais ma foi en Dieu est aujourd’hui plus forte que jamais. Peu importe où l’on me place, je sais recréer un monde en trois dimensions. J’ai réalisé mes rêves et j’ai cette chance d’être encore assez proche d’eux.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Entretien : Ilham Benzakour Knidel / Photos : B-Photographe Studio / Coiffure : Jérome Philibert / Mise en beauté : Majda Belkamel

0 commentaires
0 PinterestEmail

À Londres, dans l’ambiance chaleureuse du restaurant Darjeeling Express, le roi Charles III et la reine Camilla ont mis la main à la pâte pour célébrer le Ramadan d’une manière toute particulière. Le couple royal a rejoint la chef Asma Khan et son équipe pour préparer des colis destinés à la rupture du jeûne, une initiative qui met en avant les valeurs de solidarité et d’inclusion.

Un Ramadan sous le signe de l’engagement royal de Charles III et Camilla

Accueillis avec bienveillance par la chef britannico-indienne Asma Khan, Charles et Camilla ont immédiatement pris part aux préparatifs. Au programme : emballage de dattes et conditionnement de boîtes de biryani, qui seront distribuées aux patients et au personnel hospitalier à l’heure ftour.

Dans une atmosphère chaleureuse et empreinte de générosité, le roi Charles III et la reine Camilla ont prêté main-forte aux femmes musulmanes du restaurant Darjeeling Express, à Londres. À l’approche du Ramadan, ils ont participé avec bienveillance à l’emballage de colis alimentaires destinés aux plus démunis, illustrant ainsi l’importance du partage et de la solidarité en cette période sacrée.
(Getty Images)

L’événement, organisé dans le cadre du mois sacré, a permis au roi et à la reine de découvrir le travail remarquable de l’équipe du Darjeeling Express, composée exclusivement de femmes. En plaisantant sur la rapidité du souverain à emballer les dattes, Asma Khan a lancé avec humour : « Je ne m’attendais pas à ce que le roi soit si rapide. Vous emballez les dattes plus vite que je ne peux les sceller ! » Une remarque qui a déclenché l’hilarité générale et détendu l’atmosphère.

Un geste royal pour honorer la diversité britannique et célébrer le Ramadan

Cette visite témoigne de l’importance que la monarchie britannique accorde aux différentes communautés religieuses du pays. En prenant part aux traditions du Ramadan, Charles III et Camilla réaffirment leur volonté de rassembler et de mettre en avant la diversité culturelle du Royaume-Uni.

Dans un élan de solidarité, le roi Charles III a échangé avec Imad Eddin Al Arnab, fondateur d’Imad’s Syrian Kitchen, et des membres de la communauté syrienne britannique. Une rencontre empreinte d’humanité, où traditions culinaires et récits de résilience se sont mêlés, illustrant l’importance du dialogue et du soutien aux diasporas.
(Getty Images)

Les colis soigneusement préparés seront distribués aux hôpitaux locaux, poursuivant ainsi l’engagement du Darjeeling Express envers les plus vulnérables. Ce moment de partage illustre également la créativité et le dynamisme des femmes musulmanes au sein de la société britannique, une cause chère à Asma Khan, dont le restaurant se veut un lieu d’inclusion et de transmission.

0 commentaires
0 PinterestEmail

Le Ramadan est un mois de jeûne, de prière et de réflexion, mais cela ne signifie pas que l’activité physique doit être mise de côté. Bien au contraire, le sport peut être un excellent allié pour préserver son bien-être et son énergie, à condition d’adopter une approche réfléchie et adaptée au rythme du jeûne. Voici les meilleures activités sportives à privilégier pendant cette période et les conseils pour les pratiquer en toute sérénité.

Les meilleures activités sportives pendant le ramadan

La marche et le yoga : Pour ceux qui souhaitent maintenir une activité sans puiser trop d’énergie, la marche légère et le yoga sont parfaits. Ces activités favorisent la relaxation, améliorent la circulation sanguine et permettent de rester actif sans risquer la déshydratation.

La musculation modérée : Travailler en résistance avec des poids légers à moyens peut être bénéfique. L’idéal est de privilégier des séances courtes (30 à 40 minutes) et de se concentrer sur des exercices au poids du corps, comme les pompes, les squats ou les exercices avec élastiques.

La natation : si vous avez accès à une piscine, la natation peut être une excellente option. Elle permet d’entretenir son endurance sans surchauffer le corps.

Le cardio léger : Pour les amateurs de course à pied ou de vélo, il est recommandé d’opter pour des séances de faible intensité, comme du jogging lent ou du vélo en mode détente. L’idéal est de pratiquer juste avant le coucher du soleil pour pouvoir s’hydrater rapidement après l’effort.

Quand pratiquer le sport ?

  • Avant l’Iftar (rupture du jeûne) : Idéal pour une séance de cardio léger ou de marche, afin de pouvoir se réhydrater rapidement après l’effort.
  • Après l’Iftar : Parfait pour des exercices de musculation ou du yoga, lorsque le corps a eu le temps de digérer légèrement.
  • Avant le shor (repas de l’aube) : Peu recommandé, car le corps a besoin de repos avant de commencer une nouvelle journée de jeûne.

Les précautions à prendre !

  • S’écouter : Ne pas forcer son corps et adapter l’intensité selon son énergie.
  • Bien s’hydrater après l’effort : Privilégier l’eau, les jus naturels et les dattes pour une récupération optimale.
  • Avoir une alimentation équilibrée : Inclure des protéines, des glucides complexes et des bonnes graisses pour maintenir son niveau d’énergie.
  • Éviter les entraînements en plein soleil : Pratiquer dans des endroits frais pour minimiser la perte d’eau.

Le Ramadan est une période de recentrage sur soi et de discipline. En adaptant son activité physique à son rythme et à ses besoins, il est tout à fait possible de continuer à bouger tout en respectant l’équilibre du jeûne. L’essentiel est d’écouter son corps, de ne pas chercher la performance extrême et de privilégier des entraînements doux et intelligents. Avec ces conseils, vous pourrez allier sport et spiritualité en toute harmonie !

0 commentaires
0 PinterestEmail

À l’occasion du mois sacré de Ramadan, M Avenue inaugure Le Grand Ftour by M Avenue, une expérience immersive où gastronomie, culture et engagement solidaire s’entrelacent pour offrir, chaque soir de 19h à 22h, un moment d’exception. Dans un cadre prestigieux, cette célébration unique convie les hôtes à partager bien plus qu’un simple repas : une véritable parenthèse de découvertes et de générosité, où tradition et modernité s’harmonisent dans une symphonie de saveurs et d’émotions, créant une expérience inoubliable ouverte à tous.

Une célébration culturelle signée Gourmet Collection


Au carrefour des saveurs du monde, Le Grand Ftour by M Avenue invite les convives à un voyage culinaire orchestré par le Groupe Gourmet Collection. Cinq établissements d’exception — Akira Back, Douar, Toro, Café Grec et Gontran Cherrier — unissent leurs savoir-faire pour proposer une table riche en contrastes, où les traditions marocaines épousent des influences internationales. Chaque soir, les mets racontent une histoire, sublimée par une animation musicale immersive, créant une ambiance chaleureuse et vibrante. Les vendredis et samedis, l’expérience s’élève grâceà une prestation exclusive de Mohamed Reda, artiste aux multiples facettes, dont les créations rythmeront les soirées d’une touche artistique unique.

Un engagement solidaire aux côtés de SOS Villages d’Enfants

Au-delà de son excellence gastronomique, Le Grand Ftour by M Avenue s’engage aux côtés de SOS Villages d’Enfants Maroc pour une initiative solidaire d’envergure. Tout au long de l’événement, une caravane dédiée sera installée sur l’avenue afin de sensibiliser les visiteurs et de les encourager à soutenir activement cette noble cause de l’enfance sans soutien familial. Par ailleurs, à l’occasion du 40ème anniversaire du Village d’Enfants SOS Aït Ourir, une partie des bénéfices des restaurants sera consacrée au rééquipement du préscolaire du village. Cette action profitera à la petite enfance du village et de la communauté de la région du Haouz, en offrant un cadre éducatif enrichi et propice à leur
épanouissement.

Informations Pratiques
Dates : Tous les soirs du Ramadan, de 19h à 22h.
Lieu : M Avenue -Marrakech.
Prix : 650dh par personne
Billetterie : https://www.gourmet-collections.com/legrandftourbymavenue

0 commentaires
0 PinterestEmail
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire Plus

Politique de confidentialité & de cookies
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00