Découvrez comment le Maroc associe football et patrimoine avec la Coupe d’Afrique des Nations 2025. À l’honneur : l’art du zellij marocain, héritage arabo-andalou, qui sublime cet événement sportif.
En décembre 2025, le Maroc sera l’hôte de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), un événement qui promet d’être aussi spectaculaire sur le plan sportif que culturel. Parmi les nombreuses initiatives pour célébrer cet événement, une vidéo promotionnelle a retenu l’attention, mettant en lumière l’art du zellij marocain, véritable joyau du patrimoine national. Ce subtil mariage entre football et tradition artistique offre une opportunité unique de découvrir l’histoire de cet art ancestral, emblématique du Maroc.
Le zellij, un patrimoine au service de la modernité
La vidéo promotionnelle de la CAN 2025 ne se contente pas d’exalter l’engouement pour le sport roi, elle tisse également un lien profond avec le patrimoine culturel marocain. Dans ses images vibrantes, des motifs en zellij ornent les stades, les terrains et les paysages marocains. Les carreaux colorés et les motifs géométriques complexes s’entrelacent pour raconter l’histoire du Maroc, entre tradition et modernité. Cette intégration artistique ne relève pas du hasard : le zellij est un symbole fort de l’identité marocaine. Il reflète non seulement le raffinement artisanal, mais aussi l’esprit d’un pays qui valorise ses racines tout en se tournant vers l’avenir.

Les origines du zellij marocain : un héritage arabo-andalou
L’histoire du zellij remonte à plusieurs siècles. Si ses origines sont souvent attribuées à la civilisation arabo-andalouse, c’est au Maroc que cet art a trouvé son apogée, particulièrement sous les dynasties Almoravide, Almohade et Mérinide. Introduit au Maroc au XIᵉ siècle, le zellij a évolué pour devenir un élément central de l’architecture islamique marocaine. À l’origine, ces mosaïques d’argile émaillée étaient utilisées pour décorer les palais, les mosquées et les médersas. Les artisans, appelés maâlems, façonnaient à la main chaque carreau, avant de les assembler avec une précision mathématique pour créer des motifs hypnotiques. Ce savoir-faire, transmis de génération en génération, est aujourd’hui reconnu comme un trésor national.


Des monuments emblématiques du zellij
Le Maroc regorge de lieux où l’on peut admirer l’art du zellij dans toute sa splendeur. Parmi eux, la médersa Bou Inania à Fès, avec ses murs recouverts de motifs élaborés, demeure un chef-d’œuvre incontournable. À Marrakech, le Palais de la Bahia enchante les visiteurs avec ses mosaïques vibrantes qui reflètent l’essence de l’artisanat marocain. Plus moderne, la mosquée Hassan II à Casablanca incarne un parfait exemple de la façon dont le zellij continue de rayonner dans les grandes réalisations architecturales du Maroc contemporain. Ces lieux, chacun à leur manière, rappellent que le zellij est bien plus qu’une simple décoration : il est une expression vivante de l’âme marocaine.

Un pont entre tradition et sport
En choisissant d’incorporer le zellij dans la promotion de la CAN 2025, le Maroc fait preuve d’une ingéniosité culturelle. Ce n’est pas simplement une compétition sportive que le pays met en avant, mais aussi une vitrine de son héritage unique. Les stades et les espaces qui accueilleront les équipes et les supporters seront, à travers cette campagne, des témoins d’un savoir-faire ancestral qui inspire toujours admiration. Cet hommage souligne également la capacité du Maroc à conjuguer modernité et authenticité. Alors que le football rassemble des millions de personnes à travers le monde, le choix du zellij comme symbole témoigne de l’engagement du pays à partager son histoire et ses traditions avec le reste du continent et au-delà.

