Accueil Non classé sujet4
Categorie:

sujet4

Le prince Albert II, entouré de la princesse Charlène et de la princesse Caroline, lors d’un bal mythique initié par sa mère, la princesse Grace, en 1954.

La famille princière de Monaco réunie sur le Rocher pour le Bal de la Rose 2025 sous le thème du sunset ball. (Photo Getty Images)

Événement incontournable de la saison, le Bal de la Rose 2025 a une fois de plus illuminé Monaco avec faste et élégance. Placée sous le thème envoûtant du Sunset Ball, cette édition signée Christian Louboutin a plongé la Salle des Étoiles dans une atmosphère tropicale digne d’un coucher de soleil caribéen. Fidèles à la tradition, les membres de la famille princière ont brillé par leur présence.

La famille princière de Monaco réunie sur le Rocher pour le Bal de la Rose 2025 sous le thème du sunset ball (Prince Albert II, son épouse la princesse Charlène de Monaco, sa soeur la princesse Caroline de Hanovre. (Photo Getty Images)

Le prince Albert II était entouré de son épouse, la princesse Charlène, éblouissante dans une robe bustier noire rehaussée d’un voile vert Dolce & Gabbana, et de sa sœur, la princesse Caroline de Hanovre, impériale en robe blanche. Les deux dames du Rocher semblent plus complices que jamais dans des robes asymétriques. Alexandra de Hanovre, radieuse en Giambattista Valli rose, a rejoint Charlotte Casiraghi, qui affichait une allure rock dans une robe noire Chanel, et Beatrice Borromeo, flamboyante dans une somptueuse robe rouge Dior. Un défilé de haute couture au cœur d’un décor luxuriant, où glamour et raffinement ont rythmé la soirée.

La famille princière de Monaco réunie sur le Rocher pour le Bal de la Rose 2025 sous le thème du sunset ball (Caroline et Charlène de Monaco avec Christian Louboutin, directeur artistique de la soirée. (Photo Getty Images)

Une nuit de rêve entre tradition et engagement

Créé en 1954 par la princesse Grace de Monaco, le Bal de la Rose est bien plus qu’un rendez-vous mondain : il incarne l’élégance et la générosité monégasques. Cette année, la magie des Caraïbes a envahi Monte-Carlo, transportant les convives dans un univers exotique au son du reggaeton et de la musique caribéenne. De nombreux artistes ont fait vibrer la soirée, dont le groupe britannique Ebony Steel Band, le collectif féminin Kozéika Panam et Earth, Wind & Fire Experience, qui a fait danser le couple princier.

La famille princière de Monaco réunie sur le Rocher pour le Bal de la Rose 2025 sous le thème du sunset ball. Charlène de Monaco plus rayonnante que jamais dans une toilette couture à l’élégance orientale et au style exotique. (Photo Getty Images)

Mais derrière les strass et les paillettes, l’âme de l’événement reste profondément caritative. Organisé au profit de la Fondation Princesse Grace, le Bal de la Rose permet chaque année de financer des programmes en faveur de l’enfance et de la recherche pédiatrique. Une tradition chère au Rocher, où le glamour se met au service de la solidarité.

La famille princière de Monaco réunie sur le Rocher pour le Bal de la Rose 2025 sous le thème du sunset ball. Charlotte Casiraghi et Beatrice Borromeo(épouse de Pierre Casiraghi). (Photo Getty Images)
La famille princière de Monaco réunie sur le Rocher pour le Bal de la Rose 2025 sous le thème du sunset ball. Alexandra de Hanovre et Ben Sylvester-Strautmann. (Photo Getty Images)

Monaco, entre prestige et festivités engagées

Le Bal de la Rose n’est que l’un des nombreux événements qui font briller Monaco à l’international. De la Croix-Rouge monégasque aux galas princiers, la Principauté allie raffinement et engagement, perpétuant une tradition où le luxe rime avec générosité. Cette 69e édition du Bal de la Rose en est une nouvelle preuve éclatante, confirmant une fois de plus que Monte-Carlo demeure le royaume du prestige et de la féerie.

Le diner du Bal de la Rose sous le thème du sunset ball. (Photo Getty Images)
0 commentaires
0 PinterestEmail
Reine Máxima

La Reine Máxima des Pays-Bas a ébloui par son sens du style lors de sa visite d’État au Kenya du 17 au 20 mars. Entre créations néerlandaises, touches de mode kényane et tenues recyclées avec brio, chaque look a été soigneusement pensé. Retour sur les plus belles tenues de la souveraine, alliant diplomatie vestimentaire, raffinement et hommage aux traditions locales.

Une arrivée sous les étoiles en hommage à la culture kényane

Le 17 mars, sous un ciel nocturne scintillant, le roi Willem-Alexander et la reine Máxima atterrissent à Nairobi, marquant le début d’une visite d’État aussi attendue que controversée. Dès son arrivée, la souveraine met à l’honneur la mode locale en arborant un cardigan noir signé Anna Trzebinski, une créatrice inspirée par les traditions des peuples Maasai et Samburu.

le roi Willem-Alexander et la reine Máxima
Getty Images

Une pièce qu’elle avait déjà portée en 2007 et qu’elle sublime cette fois avec des boucles d’oreilles en perles rouges de la marque néerlandaise Miccy.

Reine Máxima
Getty Images

Une entrée royale en robe-cape et plumes délicates

La visite s’ouvre officiellement par une cérémonie de bienvenue au palais présidentiel en présence du président kényan William Ruto et de son épouse, Rachel Ruto. Majestueuse, Máxima opte pour une somptueuse robe-cape terracotta, signée Natan et ornée de délicates plumes.

Reine Máxima
Getty Images

Son choix d’accessoires est tout aussi élégant : une capeline sculpturale de Fabienne Delvigne et des boucles d’oreilles en forme de tulipes du joaillier espagnol Luz Camino.

Reine Máxima
Getty Images

Un dîner d’État sous le signe du bleu royal

Le soir venu, le couple royal est de retour au palais présidentiel pour un prestigieux dîner d’État. Pour l’occasion, Máxima revisite une tenue déjà vue en 2016 lors du Prinsjesdag : un ensemble Claes Iversen composé d’une blouse bleue et d’une jupe en satin caramel brodée de perles bleues.

Reine Máxima
Getty Images

Un choix symbolique qui s’accorde parfaitement avec son diadème de saphirs et diamants, autrefois collier offert à la reine Emma au XIXe siècle. Pour parfaire ce look, la souveraine arbore un bracelet issu de la grande parure de saphirs, une broche en nœud et des boucles d’oreilles modernes.

Queen Maxima of The Netherlands attends a state banquet
NAIROBI, KENYA – MARCH 18: Queen Maxima of The Netherlands attends a state banquet offered by President William Ruto of Kenya and First Lady Rachel Ruth at State House on March 18, 2025 in Nairobi, Kenya. (Photo by Patrick van Katwijk/Getty Images)

Un look safari chic au bord du lac Naivasha

Le deuxième jour, direction la région du lac Naivasha pour une immersion en pleine nature. La reine adopte un style décontracté et bohème avec un ensemble signé Etro : une longue robe aux motifs Paisley qu’elle avait déjà portée lors des Jeux olympiques de Paris en 2024, accessoirisée d’une ceinture à grosse boucle en osier. Un chapeau de paille, des boucles d’oreilles en osier et un bracelet Cartier en forme d’éléphant viennent compléter cette tenue d’inspiration safari, à la fois élégante et pratique.

Reine Máxima
Getty Images

Une soirée en marron et or pour le dîner de remerciement

Tradition oblige, le deuxième soir est marqué par un dîner « retour » organisé par le couple royal en hommage à leurs hôtes. Máxima fait sensation en optant pour une robe-cape marron Valentino, sublimée par des accessoires dorés : un sac Baby Riviera de Marina Raphael, des sandales Gianvito Rossi et des boucles d’oreilles sculpturales signées Monies. Une allure à la fois sobre et sophistiquée, digne des plus grandes occasions.

Reine Máxima
Getty Images

Une clôture en toute sobriété avec un retour aux classiques

Pour son dernier jour au Kenya, la reine Máxima enchaîne les engagements officiels, de la Cour suprême à une rencontre avec les forces armées, avant une réception pour la communauté néerlandaise. Fidèle à son style intemporel, elle mise sur une robe-chemise en organza de la maison Natan, accompagnée d’un chapeau cocktail conçu par sa femme de chambre, Jolanda ten Brinke. Une note finale élégante pour un voyage mêlant habilement mode et diplomatie.

Reine Máxima
Getty Images

De Nairobi aux coulisses des palais royaux, Máxima continue de prouver que chaque tenue est une déclaration, une façon d’exprimer son respect pour la culture locale tout en réaffirmant son statut d’icône de style.

0 commentaires
0 PinterestEmail
Aida Benchemsi

Aida Benchemsi est une muse des temps modernes. Déjà maman d’un petit garçon, elle s’apprête à accueillir une petite fille, un bonheur qu’elle savoure avec une grâce infinie. Lumineuse, élégante et toujours inspirante, elle façonne un univers où l’esthétisme rencontre l’authenticité. Diplômée en architecture et photographie, elle capture la beauté du quotidien avec une sensibilité rare, sublimant chaque instant à travers son objectif. Passionnée de mode, d’art et de partage, elle enchante sa communauté avec son style unique et son aura bienveillante. Aujourd’hui, portée par l’attente de ce nouvel amour, elle nous ouvre les portes d’une maternité éclatante et profondément émotive.

Aida a rencontré son bien-aimé Houcine il y a sept ans, par pur hasard, lors d’une soirée entre amis. Aujourd’hui, ils sont les heureux parents d’un adorable petit Ali et s’apprêtent à vivre un nouveau bonheur avec l’arrivée de leur petite fille.
Crédit Photo : Lamajphotography

Félicitations pour cette merveilleuse nouvelle, Aida ! Vous attendez une petite fille. Comment vous sentez-vous à l’idée d’agrandir votre famille ?

Merci beaucoup ! C’est une immense joie et une belle émotion d’imaginer notre famille s’agrandir. J’ai attendu un écart de 3 ans et demi – 4 ans avant de ressentir à nouveau l’envie de pouponner. On sait tous à quel point les premiers mois d’un bébé peuvent être intenses, et pour moi, il était essentiel d’avoir vraiment envie de les revivre et d’être prête mentalement et physiquement. Je n’aurais surtout pas voulu être enceinte à un moment où j’avais encore la tête sous l’eau avec Ali. J’avais ce sentiment de me dire : “Peu importe l’âge d’écart entre eux, le plus important, c’est d’avoir hâte de revivre les premiers mois pour tenter d’en profiter pleinement et non pas juste survivre, comme c’est souvent le cas lors d’une première maternité.” Aujourd’hui, je suis tellement heureuse que ce soit ma deuxième fois, car je n’ai plus peur, je sais à quoi m’attendre, et au contraire, j’ai hâte de traverser toutes les difficultés du début avec ma petite fille. Je sais que ça ne dure pas, que tout passe très vite, et cette fois, je veux savourer chaque instant.

En février, Aida a fait une belle surprise à ses abonnés en annonçant sur Instagram le sexe de son bébé. Un moment magique, empli d’émotion et de joie, qu’elle a partagé avec sa communauté, révélant avec tendresse le petit secret qu’elle a précieusement gardé.
Crédit Photo : Lamajphotography

Avec votre premier enfant, Ali, vous avez déjà vécu l’expérience de la maternité. Comment s’est passée cette première aventure et qu’est-ce qui a changé pour vous cette fois-ci ?

La maternité avec Ali a été une découverte bouleversante, dans tous les sens du terme. Je suis passée par un tourbillon d’émotions, de bonheur intense, de doutes, d’épuisement, et d’apprentissage permanent. Les premiers mois ont été particulièrement éprouvants, car rien ne nous prépare vraiment à cette nouvelle vie. On se retrouve plongée dans l’inconnu, avec un tout petit être qui dépend entièrement de nous, et il faut apprendre à jongler entre les besoins du bébé et les siens, sans mode d’emploi. Avec le recul, je me rends compte à quel point j’ai passé beaucoup de temps à stresser et à me poser mille questions. Est-ce qu’il mange assez ? Est-ce qu’il dort bien ? Est-ce que je fais les choses correctement ? Tout est nouveau, et on a cette pression de vouloir bien faire, mais aussi cette fatigue immense qui rend tout plus compliqué. Cette fois-ci, la grande différence, c’est que je me sens beaucoup plus confiante et sereine. Je sais que les nuits hachées, les coliques, les pleurs sans raison apparente… tout ça finit par passer. Je sais aussi que chaque bébé est différent, et je suis prête à accueillir cette nouvelle aventure avec plus de lâcher-prise et d’acceptation. Et surtout, je suis consciente à quel point le temps file vite. Avec Ali, j’avais souvent la tête dans l’organisation et dans l’adaptation, alors que cette fois-ci, j’ai envie de savourer pleinement chaque instant, même les plus difficiles. Je me sens prête à revivre ces premiers mois avec beaucoup plus de recul et d’apaisement, et j’ai vraiment hâte de rencontrer ma fille et de voir quelle maman je vais être pour elle.

La maternité avec son premier a été un tourbillon d’émotions, de doutes et de découvertes pour Aida. Les premiers mois ont été remplis de questions et de fatigue, mais avec le temps, elle a appris à lâcher prise et à savourer chaque instant. Aujourd’hui, elle se sent plus sereine et prête à accueillir sa fille avec toute la confiance qu’elle a acquise.
Crédit Photo : Lamajphotography

Ali a l’air d’être un petit garçon très vif et attaché à vous. Comment a-t-il réagi à l’annonce de l’arrivée de sa petite sœur ?

Il a réagi avec beaucoup d’enthousiasme et de curiosité ! Dès qu’on lui a annoncé qu’il allait avoir une petite sœur, il s’est tout de suite projeté dans son rôle de grand frère. Il me dit souvent qu’il va lui donner plein de choses, comme ses jouets (enfin, ceux qu’il ne veut plus bien sûr !), et il est surtout très content que ce soit une fille et pas un garçon. Pour lui, c’est parfait comme ça, parce que “comme ça, chacun aura ses jouets” – ce qui m’a beaucoup fait rire ! Pour l’instant, il vit très bien cette attente et il est dans une phase où il idéalise beaucoup l’arrivée du bébé. Après, on sait que tout peut changer une fois qu’elle sera là. On s’est préparés à toutes les réactions possibles, et on ajustera en fonction de lui. L’important, c’est de lui laisser du temps pour s’adapter et surtout de lui donner encore plus d’amour pour qu’il se sente toujours à sa place. Ça risque d’être un grand challenge mais tout le monde passe par là et s’en sort right?

Dans l’attente de sa petite fille, Aida continue de capturer la beauté de chaque instant, illuminée par la maternité et sa passion pour l’esthétisme et l’authenticité.
Crédit Photo : Lamajphotography

Comment imaginez-vous la relation entre Ali et sa future petite sœur ? Vous avez l’air d’avoir une très belle complicité avec lui, quel genre de grand frère pensez-vous qu’il sera ?

J’imagine une relation pleine de complicité, avec des moments de tendresse mais aussi, forcément, quelques petites chamailleries. Ali a un grand cœur, il est protecteur et attentionné, donc je pense qu’il prendra son rôle de grand frère très au sérieux. Mais en même temps, c’est un enfant plein d’énergie, qui aime avoir son espace et ses moments à lui, donc il faudra sûrement un temps d’adaptation pour trouver un nouvel équilibre. Je suis très curieuse de voir comment leur lien va se tisser au fil du temps. J’espère qu’ils construiront une belle relation, avec leurs propres codes et leur petite bulle à eux. Bien sûr, je sais que tout ne sera pas toujours parfait, qu’il y aura des disputes, des jalousies, et des ajustements à faire, mais c’est aussi ça une fratrie. Ce que je souhaite avant tout, c’est qu’ils soient heureux ensemble, qu’ils se sentent libres d’être eux-mêmes et qu’ils trouvent en l’autre un soutien, peu importe les années qui passent. C’est vraiment mon vœu le plus cher en tant que maman.

Une nouvelle aventure se dessine pour Aida, une maternité qu’elle embrasse avec toute la grâce qui la caractérise. L’attente de sa petite fille ajoute une touche encore plus magique à son univers.
Crédit Photo : Lamajphotography

Vous êtes actuellement enceinte pendant le Ramadan. Comment le vivez-vous dans cette période particulière ?

Le Ramadan est toujours un moment de reconnexion et de spiritualité pour moi. Cette année, avec la grossesse, j’écoute beaucoup plus mon corps. Je me repose, je me nourris bien, et j’essaie de profiter de l’ambiance apaisante du mois sacré à mon rythme.

Crédit Photo : Lamajphotography

Et pour finir, avec votre style impeccable, vous êtes un véritable modèle pour vos abonnés… Quelle serait, selon vous, la tenue idéale pour allier confort, grossesse et élégance pendant le Ramadan ?

Merci, c’est très gentil! Pour moi, le mot d’ordre, c’est confort absolu sans jamais sacrifier l’élégance. Et honnêtement, avec la grossesse, je suis encore plus adepte du “the baggier, the better” ! J’adore les coupes amples et fluides qui laissent respirer le corps tout en apportant une touche sophistiquée. Et bien sûr, avec le Ramadan, j’aime y ajouter une touche marocaine, parce que c’est ce que je préfère ever ! Un caftan revisité, un joli jabador en lin, ou encore une gandoura moderne aux couleurs douces… Ces pièces ont ce charme intemporel qui allie tradition et modernité. Portées avec des sandales plates ou de jolies babouches en cuir souple, c’est le mix parfait entre confort, féminité et héritage culturel. Mais ce qui fait vraiment la différence pour moi, ce sont les bijoux. C’est une touche cruciale qui vient sublimer n’importe quelle tenue ! J’adore superposer mes pièces préférées, celles qui ont une histoire pour moi. Récemment je ne me sépare plus de mes créations de Chapter One, la collection que j’ai imaginée avec la maison de haute joaillerie Taj. Une collection qui, elle aussi, met à l’honneur le Maroc et son héritage. Je me suis inspirée de notre histoire pour créer des bijoux modernes, qui se marient d’ailleurs tellement bien avec les tenues traditionnelles que l’on porte durant le Ramadan ! Finalement, la meilleure tenue, c’est celle dans laquelle on se sent bien, surtout en cette période où le corps change et où l’énergie fluctue. Donc pour moi, c’est simple : du loose, du fluide, des bijoux qui ont du sens, et toujours une touche marocaine pour cette élégance naturelle que j’aime tant ! Mon dernier mot… FULLLOVE !

« Aujourd’hui, je suis tellement heureuse que ce soit ma deuxième fois, car je n’ai plus peur, je sais à quoi m’attendre, et au contraire, j’ai hâte de traverser toutes les difficultés du début avec ma petite fille. Je sais que ça ne dure pas, que tout passe très vite, et cette fois, je veux savourer chaque instant » confie Aida pleine de sérénité et d’impatience.
Crédit Photo : Lamajphotography
0 commentaires
0 PinterestEmail
Jaouad Kadiri et Priti Paul

En compagnie de son épouse Priti Paul et de leur fils cadet Jai, l’architecte de renom charismatique et inspiré, nous ouvre les portes de son nouveau palais à Marrakech.

Jaouad Kadiri et Priti Paul

Quinze ans après leur première apparition exclusive dans la toute première édition de HOLA! Maroc en 2009, Jaouad Kadiri et son épouse, Priti Paul, nous accueillent avec une hospitalité aussi chaleureuse que rare dans son dernier chef-d’œuvre architectural : un palais majestueux où tradition et modernité s’entrelacent harmonieusement. Véritable autodidacte, cet artiste visionnaire, fils d’un industriel de la confection et d’une créatrice de lingerie féminine, continue de magnifier l’artisanat marocain avec une élégance singulière. Toujours installé au cœur de la Palmeraie, à seulement quelques centaines de mètres de son premier palais, le Taj Palace, il semble en parfaite symbiose avec son environnement. Dès l’entrée, un vertige grisant nous saisit face au dôme qui surplombe le séjour principal, révélant un univers où passé et futur, spiritualité et science cohabitent avec une grâce infinie. Une musique mystique enveloppe l’espace, puis une voix chaleureuse nous ramène à la réalité : celle de Priti Paul, indéniable âme vibrante des lieux. Issue de l’une des cinq familles les plus influentes de l’Inde, elle se souvient : « Invitée dans les années 2000 à un événement chez Jaouad, je ne suis plus repartie ! » Deux jours d’interviews et de reportage n’ont pas suffi à capturer l’essence de cette nouvelle Home Story, ni à cerner pleinement l’ampleur de l’œuvre de Jaouad Kadiri. À l’image d’un peintre ou d’un cinéaste, il imagine ses projets comme des rêves, les esquisse avec la précision d’un calligraphe, puis les élève au rang de chefs-d’œuvre tangibles. Sa vie, enrichie très tôt par la découverte des Indes, résonne comme une ode au cinéma, où chaque instant s’écrit avec une créativité empreinte d’harmonie et d’élégance.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
« Mon enfance a été empreinte de cosmopolitisme, nourri d’amour et de liberté », Le natif de Tanger, de parents : un industriel de confection et une créatrice de lingerie féminine, est un autodidacte né ! Son génie n’a d’égal que sa grande modestie et sa discrétion contagieuse. L’entrepreneur a néanmoins suivi un long parcours au coeur du Louvre pour y étudier l’architecture islamique, dont les codes et les valeurs sont omniprésents dans son palais
  • Comment débute l’aventure d’un projet pour vous ?

Cela commence toujours par un rêve. J’ai eu la chance de croiser Stuart Church, autodidacte en architecture et peintre de renom, l’un des derniers et plus grands orientalistes. Il a côtoyé des figures emblématiques comme Matisse à Tanger. Arrivé à Marrakech dans les années 60, à la même époque que Paul Getty, il a découvert l’architecture en réalisant des esquisses pour Bill Willis. Un jour, il m’a confié que la peinture l’ennuyait, car c’était un univers trop petit pour lui.

  • C’est tout un monde !

Stuart Church m’a appris à percevoir l’architecture comme un tableau en trois dimensions. Il traduisait l’essence orientale avec patience et maîtrise des volumes. Cette philosophie m’a profondément marqué et guide toujours ma démarche. Chaque projet devient une symphonie de matières et de perspectives.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Dans son atelier baigné de lumière et de calme, Jaouad Kadiri laisse son imagination guider sa main, entre esquisses détaillées et maquettes soignées
  • Mais qui êtes-vous dans tout cela ?

Né dans une famille où créativité et savoir-faire étaient omniprésents, mon père dirigeait des usines textiles et ma mère fut l’une des premières designers de Tanger dans les années 40, spécialisée dans la lingerie de luxe. J’ai grandi dans un cosmopolitisme empreint d’ouverture et de liberté, nourri d’un souffle inné pour les tissus, les couleurs et les textures. La vie, les rencontres et les voyages ont fait le reste.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Dans leur salon écarlate, orné d’étoffes précieuses et de tapis anciens, le couple pose avec une élégance naturelle. Leur maison dépasse la simple fonction d’un lieu de vie : elle incarne un espace où convergent harmonieusement histoire, art et héritages multiculturels
  • Comment avez-vous authentifié cet ancrage artistique ?

Mon père dirigeait la Royale Marocaine de Textile. J’ai grandi dans cet univers, réparant même les machines à coudre. J’ai étudié le textile en Belgique dans l’une des meilleures écoles. Cet univers a fusionné avec celui de Stuart, qui évoluait avec les volumes.

  • Parlez-nous de cette rencontre.

J’ai connu Stuart grâce à la famille Akaaboun à Tanger. Nous parlions sans arrêt, avons même collaboré. Après mes études, j’ai voyagé, vécu au Brésil, en Indonésie et en Inde, pays que j’ai découvert très jeune et où nous faisions des retraites de trois mois. Nous ne nous sommes jamais quittés durant trente-cinq ans, jusqu’à sa mort.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
  • Vous êtes parmi les premiers à avoir entrepris à Marrakech ?

Le premier d’une lignée comprenant Omar Benjelloun, la famille Crop, Yves Saint Laurent, Pierre Bergé ou encore la princesse Ruspoli. La ville comptait quelques maisons, deux ou trois restaurants. Concernant les riads, c’est Paul Getty qui a ouvert le bal. J’avais 20 ans ! À 28 ans, j’ai construit ma première demeure, que j’ai vendue à Ali Bongo.

  • Quels enseignements avez-vous tirés de votre parcours au Louvre ?

Le Louvre a été une consécration de ce que je savais déjà. Mon professeur, qui n’avait été qu’une fois en Inde, expliquait que j’y étais allé 30 fois, que j’y avais vécu et construit des lieux. Je suis un autodidacte pur et dur.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
  • Que représente ce palais pour vous ?

Bien plus qu’un projet, une déclaration. Chaque détail raconte une histoire, celle d’une vision marocaine intemporelle mais évolutive. La modernité, c’est le mélange des cultures. Ce lieu met aussi en lumière les talents qui m’accompagnent depuis des années.

  • Priti, comment conciliez-vous votre culture indienne et l’âme marocaine de cette maison ?

Notre demeure est une fusion de cultures marocaines et indiennes. Ces deux traditions partagent des valeurs communes : générosité, amitié, respect des anciens. Chaque année, nous recevons près de 1000 invités indiens, veillant à leur offrir une hospitalité authentique.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Priti Paul, diplômée du MIT, est une philanthrope et entrepreneure engagée dans des initiatives sociales et culturelles. Décorée de la Légion d’Honneur, elle soutient des causes telles que l’éducation des enfants défavorisés et la conservation de la nature, via des fondations comme l’Apeejay Trust. Elle pilote des projets éducatifs en Inde et au Maroc et soutient des prix littéraires prestigieux comme le Prix Émile Guimet. Présidente du jury des Auther Awards et sponsor du Prix Romain Rolland, elle œuvre également à la restauration du patrimoine culturel en Inde
  • Vous évoquez l’architecture islamique. Quelles sont ses valeurs ?

À l’École du Louvre, l’archéologie m’a éclairé sur l’architecture. J’ai approfondi l’architecture islamique, où l’ornement et les volumes remplacent les angles. J’y mêle influences marocaines, bouddhistes et hindoues, intégrant une dimension spirituelle.

  • Vous croyez à l’intervention du divin dans votre travail ?

En partie. Je suis croyant et considère cela comme un don, mais c’est aussi un travail difficile. Avec Stuart, c’était un apprentissage constant basé sur la patience. Parfois, je travaille dix-huit heures d’affilée sans m’en rendre compte.

  • Pourquoi la “moroccan touch” n’est-elle pas omniprésente dans votre œuvre ?

Un patrimoine qui n’évolue pas régresse ou disparaît. L’histoire du Maroc est sa force. L’Andalousie en est un parfait exemple. Les Omeyyades incarnaient une vision ouverte et raffinée, tandis que les Abbassides ont introduit une dimension plus militaire. L’équilibre entre tradition et innovation est essentiel.

Jaouad Kadiri
Jaouad Kadiri, né à Tanger, a été influencé par ses parents évoluant dans le secteur du textile et des étoffes, et ses voyages en Inde et à travers le monde. Ancien steward de la Royal Air Maroc, il devient un jet-setter et dirige l’un des plus grands clubs de nuit de Casablanca dans les années 80/90. Pionnier à Marrakech, il est reconnu comme le premier entrepreneur parmi une poignée d’artistes et de designers internationaux, et est l’architecte d’un palais exceptionnel, érigé il y a trois décennies
  • Quelle part représente l’artisanat dans votre œuvre ?

Essentielle. Je travaille avec des mâalems depuis des décennies. Certains ont hérité du savoir-faire de leurs pères et grands-pères. Ce sont des gens extraordinaires humainement et professionnellement.

  • Ressentez-vous vos racines andalouses ?

Inévitablement. L’Andalousie est omniprésente : architecture, Zellij, poésie, étoffes, parfum. Un héritage infiniment riche.

  • Quels endroits affectionnez-vous le plus ?

Je suis profondément marocain, mais j’aime l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, bien qu’il y soit difficile de vivre en sécurité. Tanger reste dans mon cœur. Chaque quartier y était un monde en soi.

  • Comment vos enfants vivent-ils leur biculturalité ?

Nous n’avons jamais imposé de choix religieux. Ils ont trouvé leur propre chemin. Jad vit à Dubaï et fait la prière d’Al Fajr. Priti ne se pose pas de questions. J’ai visité plus de temples qu’elle ! Nous leur avons offert la liberté d’être eux-mêmes.

La famille Kadiri
La famille Kadiri au complet. Au premier plan à gauche, Jaouad Kadiri au côté de son épouse et de ses trois fils, Kais, Jad et Jai. Une famille dont la réussite reste portée par les valeurs humaines fondamentales telles que le respect du travail et l’amour des siens
  • Une anecdote marquante sur vos invités ?

Jaouad : Le roi Salman d’Arabie Saoudite voulait marier sa fille à mon fils Jad. La liste des personnalités que j’ai reçues est longue.

Priti : Chaque rencontre est unique, nous veillons à offrir une expérience mémorable à nos invités.

  • Vous souvenez-vous du reportage sur HOLA ! Maroc il y a quinze ans ?

Priti : Une expérience magnifique, empreinte de respect et d’amour, capturant la romance et les rêves qui définissent notre histoire.

Jaouad : J’ai été classé parmi les dix créatifs de la planète par Vogue Homme ! Passionnée de lecture, Priti a fondé en 1992 la bibliothèque Apeejay Anand en hommage à son frère défunt.

Couverture de HOLA MAROC Jaouad Kadiri
  • Qu’est-ce qui a changé en quinze ans ?

Priti : Nos enfants sont devenus de jeunes hommes ouverts au monde, enracinés dans nos cultures.

Jaouad : J’ai laissé derrière moi le monde des soirées mondaines. J’ai traversé une phase d’illumination en Inde, mais ma foi en Dieu est aujourd’hui plus forte que jamais. Peu importe où l’on me place, je sais recréer un monde en trois dimensions. J’ai réalisé mes rêves et j’ai cette chance d’être encore assez proche d’eux.

Jaouad Kadiri et Priti Paul
Entretien : Ilham Benzakour Knidel / Photos : B-Photographe Studio / Coiffure : Jérome Philibert / Mise en beauté : Majda Belkamel

0 commentaires
0 PinterestEmail
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire Plus

Politique de confidentialité & de cookies
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00